"Le mariage, c'est l'union d'un homme et d'une femme"
Un texte intitulé "Le mariage, c'est l'union d'un homme et une femme" et signé par l'archevêque de Lyon, le cardinal Philippe Barbarin, et les représentants des cultes musulman, juif, protestant, orthodoxe, arménien, explique que l'institution du mariage "ne peut être soumise aux fluctuations des courants de pensée". On peut y lire qu' "Il est capital de ne pas brouiller ce repère fondateur de l'humanité (...), l'expérience montre ce qu'il nous en coûte aujourd'hui d'avoir laissé saccager la nature. N'allons pas maintenant déstructurer l'humanité, qui est au coeur de la création".
La question de l'adoption a également été abordée en ces termes : c'est un "mensonge" que d'affirmer qu'il "est indifférent pour un enfant de grandir ou non avec un père et une mère".
C'est la première fois qu'une telle action réunit les représentants de différentes religions sur ces questions.
Entre autres personnalités du monde religieux, le représentant lyonnais de l'Eglise luthérienne, Jean-Frédéric Patrzynski, a apposé sa signature sur cette déclaration. Il n'est cependant pas suivi par sa hierarchie, le président du conseil exécutif de l'Eglise évangélique luthérienne de France, Joël Dautheville, ayant déclaré dans un communiqué que cette prise de position "ne pouvait engager que sa personne." Le président de l'Eglise réformée de Lyon a précisé que cette posiotion était en contradiction avec les débats internes menés sur ce sujet par les Eglises Luthérienne et Réformée de France. Ces deux Eglises mènent en effet une réflexion nationale sur la famille qui n'aboutira pas avant la fin de la Présidentielle, leurs représentants ne souhaitant pas qu'un tel débat soit "pris en otage dans un débat préélectoral".
Publicité