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Après le mariage gay, c’est l’adoption homo que légalise l’Angleterre. En Afrique du Sud, la banque du sang instaure une interdiction de donner son sang pour les personnes ayant eu une relation homosexuelle au cours des 5 dernières années, sous pretexte que les relation homosexuelles offreraient un risque accru de contamination par le virus du sida. Aux Etats-Unis, un pasteur ouvertement homophobe et prêchant pour la « conversion » des gays et lesbiennes à l’hétérosexualité, a été interpelé dans un parking alors qu’il était en train de draguer un jeune gay, le jeune gay en question étant en fait un policier en civil se faisant passer pour un prostitué. Aux Etats-Unis toujours, à New York, une femme ouvertement lesbienne et militante lgbt a été nommée à la tête du New York Council, qui s’occupe des questions de bufget et des lois locales. Une grande première ! En Jamaïque, un homme est mort njoyé en tentant d’échapper à un lynchage homophobe. La Jamaïque est malheureusement connue pour ses violences homophobes et pour des assassinats de plusieurs gays au cours de ces dernières années. En France, 174 parlementaires UDF et UMP se sont réunis en un groupe d’ « entente parlementaire » contre l’adoption par deux personnes de même sexe. A Bordeaux, une clinique privée est accusée d’homophobie par un de ces employés. Résumé des faits par le site E-llico.com : "Pour Charles Roca, brancardier sans histoire d’une clinique privée bordelaise, la vie a basculé le 9 juillet 2003. Ce jour-là, un de ses confrères est surpris en train d’abuser d’une petite fille de trois ans par les parents mêmes de l’enfant. L’homme est immédiatement interpellé, mais l’affaire rebondit le lendemain quand Charles Roca est convoqué par son chef de service. "Il m’a dit : "On ne peut pas se permettre qu’un petit garçon soit abusé, donc tu changes de service"". Pour le brancardier qui n’a jamais dit à personne qu’il était homosexuel, le choc est à la mesure de la violence des propos. Et il se passe près d’un an avant qu’il n’ose en parler. C’est à la CGT, dont il est le représentant syndical dans la clinique, qu’il s’adresse, et plus particulièrement à Dominique Réthoré, en charge du "collectif discrimination" de la CGT Gironde. Pour elle, c’est une première : il s’agit d’une discrimination non seulement syndicale mais aussi homophobe. "Ils ont explosé sa vie en espérant qu’il n’aurait pas le courage de révéler son homosexualité", et ils voulaient gêner le travail de la CGT dans une clinique où, d’après Charles Roca, l’ambiance s’était fortement dégradée depuis qu’elle avait été reprise par un grand groupe financier. Un guide éducatif sur la sexualité vient d’être edité et communiqué aux personnels de l’enseignement. Il aborde notamment les questions d’égalité homme-femme ainsi que du combat contre l’homophobie et le sexisme. Source : E-llico.com
Mais "pour que le dossier puisse être solide, explique Dominique Réthoré, il fallait que Charles avoue son homosexualité. Ça se voyait, mais il ne voulait pas le dire". Cela n’a pas été facile. "J’ai été obligé d’en parler à ma mère, précise Charles Roca, alors que je ne le souhaitais pas. Mais dans cette affaire, je suis très soutenu par mes collègues".
La CGT s’est en effet mobilisée. Le 6 janvier, quand les prud’hommes de Bordeaux ont prononcé le renvoi au 24 février et demandé que les pièces de Charles Roca soient retirées du dossier, la colère s’est emparée de la centaine de présents, raconte Dominique. "C’était atroce, une honte". Pour Charles, "il n’est plus question de retourner travailler" à la clinique. Il demande la résiliation de son contrat.
Une exigence qui stupéfait son directeur, Marc Levesque : "Je ne comprends pas les motifs de M. Roca. Je conteste catégoriquement et dans son intégralité sa version des faits. Charles Roca n’a pas été changé de poste le 10 juillet 2003 ! Il était déjà sur un autre poste". Et le directeur de préciser : "Je n’ai jamais tenu compte des orientations personnelles de mes salariés. Là, il y a un amalgame qui a été fait et qui n’a pas lieu d’être !" C’est bien d’amalgame dont il est question dans cette affaire. Amalgame entre homosexualité et pédophilie, amalgame entre patronat et homophobie, ou les deux ?
Julien Picquart
>> Homophobie et travail
Le Code du travail interdit toute discrimination homophobe dans le cadre professionnel (article L122-45). C’est au salarié de "présenter des éléments de fait laissant supposer l'existence d'une discrimination", et dans un second temps, à l’employeur, "de prouver que sa décision est justifiée par des éléments objectifs étrangers à toute discrimination". L’article L122-35 précise également qu’un règlement intérieur d’entreprise ne peut contenir de disposition homophobe."